Carte des généabloggers

vendredi 12 avril 2013

K comme Kaltenhouse et Kleinatzenheim : un village bien vivant et un disparu !


Aujourd'hui mon billet comportera 2 volets avec comme point commun 2 villages commençant par K.

K comme Kaltenhouse

Kaltenhouse est un village près d'Haguenau et situé sur le chemin vers les ancêtres de mon épouse.
Pour une fois, j'ai dû disposer de documents papiers pour débloquer la situation et pouvoir continuer en ligne.
Comme Raphael (@desRacines) qui remercie l'état civil, je remercie spécialement le personnel de la mairie de Kaltenhouse qui, non seulement, m'a permis de continuer dans mes recherches, mais qui a été par 2 fois accueillant, serviable et efficace. 

K comme Kleinatzenheim

Ne cherchez pas kleinatzenheim sur une carte même celle de Casini. Il n'existe plus. Il était situé entre Durningen et Reitwiller.
C'est en réflechissant à un nom en K et notamment de village que je me suis souvenu de ce dont nous avait parlé un professeur d'histoire au collège de Truchtersheim. Il nous avait fourni une carte pour nous le situer, j'étais allé sur place avec un camarade et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'en reste rien. Que des champs ! J'ai essayé de vous le localiser sur une carte (de mémoire). D'ailleurs, sur la carte vous trouverez un lieu appelé Atzenheim Feld.
Il semblerait, d'après les sources (que je mentionne plus bas), que ce village ait été détruit vers 1620, ou abandonné. Les causes de sa disparition serait la maladie et la guerre.
D'un point de vue de généalogiste, 1620, ce n'est pas si loin, peut être vais-je trouver des gens originaires de ce village sur mon chemin. En effet, par exemple, Les archives de Reitwiller (qui semble avoir disposé d'une partie des bans de kleinatzenheim) pourraient avoir des personnes originaires de ce village car elles commencent en 1590 (!).

Sur internet on peut tout de même trouver des traces de ce village :

jeudi 11 avril 2013

J comme Juillet, un remariage express



Vous vous souvenez peut être de mon article Un mariage le 13ème "heumonat". ? Des éléments nouveaux m'amènent à parler des personnes concernées par cet acte.

Laurent Stiegler (un de mes ancêtres) né vers 1784, à Littenheim. Il épouse dans ce même village, en 1802, à l'âge de 19 ans, Catherine Wendling, agée de 22 ans. Ensemble, ils ont au moins 2 enfants (d'après mes relevés).

Le 13 mars 1807, leur fille, Madeleine, meurt à la naissance. Le 29 mars Catherine décède, à 27 ans, très probablement des suites de l'accouchement.

Là, où commence mon étonnement, c'est que le 13 juillet (heumonat) de la même année, il se remarie avec Anne Marie Arbogast (tiens donc!), 25ans (il en a 24) originaire de Bilwisheim, un village à une quinzaine de kilomètres, 3 mois à peine après le décès de sa première femme!

Laurent est cultivateur, et je ne crois pas me tromper en disant que la période d'avril à juillet n'est pas de tout repos! Alors comment a-t-il pu rencontrer Anne Marie et arranger un mariage en si peu de temps?

Pour écrire ce post, j'ai rapidement regardé si, par hasard, elle n'avait pas de famille à Littenheim. J'ai bien trouvé un Arbogast mais n'ai pas pu trouver le lien de parenté. Ses parents semblent être restés à Bilwisheim donc pas de rencontre due à leur déménagement.

J'ai essayé de déchiffrer les témoins de leur mariage pour voir s'il n'y avait pas une piste de ce coté mais l'écriture n'aidant pas (jugez vous même au document d'ouverture), je n'ai rien trouvé.

Je laisse donc le dossier ouvert et si vous avez des suggestions ou hypothèses n'hésitez pas :-)

mercredi 10 avril 2013

I comme Imaginaire



Encore une fois merci à mon épouse de m'avoir sauvé de la page blanche ;-)
Certes la généalogie consiste à rechercher des éléments ou événements de notre passé, d'informations sur nos origines. Des faits.

Mais à force de se plonger dans les documents, à force d'étudier la vie de nos aïeux, on ne peut s'empêcher de glisser vers eux, de se projeter dans le passé et de s'imaginer vivre en leur temps.

Notre imaginaire s'attache à idéaliser à la fois les situations et les personnes. Il est extrêmement difficile d'avoir une image exacte du passé. On n'oublie souvent le chemin qui nous sépare, dans les coutumes, les mentalités et les moeurs.
La situation des femmes dans les époques passées, le poids des traditions, de la religion, les conditions de travail.

Au niveau du confort aussi. À rebours, on enlève : les tablettes, les portables, internet, les ordinateurs, les voitures, l'électricité, l'eau courante, etc.

Parfois on se demande comment on aurait aprécié ou détésté nos ancêtres. Quelles personnalités avaient-ils ? Quels étaient leur idées? étaient-ils conformistes, avaient-ils des idées en avance sur leur temps? Avaient-ils des traits de caractères qu'on peut retrouver en nous ?

Des personnes cherchent parfois à revivre dans les conditions de nos ancêtres. Je pense que de savoir qu'on peut revenir au confort en un instant, c'est rassurant et que les impressions en sont quelque peu faussées ;-) (ci-dessous une reconstitution historique)

Pour se représenter la vie courante, vous avez aussi les écomusées. Qui permettent de reproduire la vie d'un village et les métiers oubliés. (ci-dessous l'écomusée d'alsace)
 Mais le plus personnel, le plus créatif, celui qui peut nous permettre de déduire des choses reste notre imaginaire.

mardi 9 avril 2013

H comme Heirats (mariages)

 J'ai un avantage certain sur mes pairs: je peux utiliser d'autres langues ;-)
Heirats signifie mariages en allemand. Si j'ai choisi ce mot, c'est qu'il est très courant dans les registres, l'allemand étant employé sur de longues périodes entre 1780 et 1900.
Nous n'allons pas aborder ici de cérémonies, de fêtes, de témoins, je vais m'intéresser aux chemins, les chemins qui séparent les tourtereaux et voir les distances qu'ils ont dû franchir pour se rencontrer. En clair, nous allons voir les distances des lieux de naissances des mariés.
J'ai fait l'exercice sur la branche du coté de ma mère : 11 couples s'étalant sur une période de 1870 à 1950. Voilà des statistiques qui font office de curiosité plutôt que de valeurs scientifiques ;-)

distance
min0km
max20km
moyenne5km
Autre exercice, qui sera plus parlant, j'ai reporté sur une carte les lieux de naissance des couples.
J'ai représenté les mariées avec un carré blanc et les mariés avec un point noir. Les générations sont colorés de la façon : 1ère génération, 2ème génération, 3ème génération et 4ème génération (en remontant dans le temps).
On ne peut qu'émettre des hypothèses sur les rencontres. Surtout lorsque les distances augmentent. Les recensements et listes de population permettent d'aider à comprendre les déplacements. Il se peut que le futur marié se soit déplacé dans un village pour un travail. Mais encore une fois, ceci n'est que pure hypothèse et je n'ai pas encore analysé tous les documents disponibles!
 Si je fais rapidement le même type d'analyse d'autres branches, je me rends compte que les personnes restent dans un secteur. J'ai un secteur en Alsace, un en Charente, un en Maine-et-Loire.
Alors quand je vois que certains blogger doivent aller dans les quatre coins de la France (voire de Belgique), je me demande quelle sont les raisons de cette disparité?

lundi 8 avril 2013

G comme Guerre de Crimée

Il arrive parfois que l'acte de décès soit remplacé par la lettre de l'armée décrivant les détails du décès. C'est sur quoi je suis tombé dans un livret d'état civil de 1856. Un acte de décès provenant de Kamiesch, près de Sebastopol.

Retranscription de la lettre

Armée de Crimée
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Hopital ambulance de Kamiesch

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Nous soussignés Félix Hubert, adjudant en premier, comptable remplissant les positions d’officier de l’Etat civil certifiant qu’il resulte du registre destiné à l’inscription des acte de l’état civil, faits hors du territoire français pour le service des hopitaux militaires que le nommé Georges Host 2ème aumonier au 5ème régiment d’artillerie 3ème batterie, né le 23/04/1833 à Durningen canton de Truchtersheim Département du Bas-Rhin, signalé au registre matricule sous le numéro 5823, fils de Jean et de Salomé Jest, domiciliés à Durningen, est décédé à l’ambulance de Kamiesch le 16/02/1856 à 4h du soir par suite d’une dysenterie d’après la déclaration à nous faite le même jour par les 3 témoins mâles et majeurs voulus par la loi, lesquels ont signé au registre avec nous.



Etude du contexte

J'avoue que ce poste m'a permis de découvrir ce qu'était la guerre de Crimée.
Déjà en lisant l'article sur wikipedia sur la guerre de Crimée et l'article parlant du lieu du décès dans le contexte de la guerre de Crimée : la baie de Kamiesch.
En résumé, il s'agit d'un conflit survenu entre 1853 et 1856 entre la Russie et l'alliance de l'empire Ottoman, le Royaume Uni, l'empire Français et le Royaume de Sardaigne. Il y a apparemment 2 causes : une guerre de territoire et un conflit entre les catholiques et les orthodoxes.
Je vous invite à lire les 2 articles mentionnés plus haut.

Recherche d'autres informations 

J'ai recherché des informations suplémentaire sur le site du service historique de l'armée :
http://www.servicehistorique.defense.gouv.fr/spip.php?article489
mais je n'ai rien de trouvé.

Sources et autres lectures


Aujourd'hui pour le challenge on parle beaucoup de guerre :

samedi 6 avril 2013

F comme...Fabrice

Non ça n'est pas du narcissisme de ma part, c'est qu'en réfléchissant à mon prénom j'ai remarqué que j'étais le seul à le porter dans la famille et que je n'en avais pas du tout trouvé même dans les témoins. Et de là est parti une reflexion sur le choix des prénoms et les usages selon les époques.

Des prénoms uniques

J'ai remarqué que je n'étais pas le seul dans mon entourage à avoir un prénom "unique" : mon épouse, ma mère, une de mes soeurs.
Il y a ceux qui portent aussi des prénoms "courants" et leurs dérivés en noms composés : Jean, Marie qui eux se rencontrent assez souvent.
On rencontre aussi les personnes ayant des 2ème et 3ème prénoms. Ceux-ci sont généralement les prénoms de grands parents. C'est le cas de mon épouse, de ma fille et mon fils (par exemple). Mes parents n'ont pas fait le choix de cette coutume pour mes soeurs et moi même.
Mon père qui, en plus de porter les 2ème et 3ème prénoms d'ascendants, porte en prénom principal celui de son oncle décédé l'année de sa naissance. Mais je n'ai pas d'autre exemple dans la famille.

Lignée de prénoms

Dès qu'on remonte une génération au dessus de nos parents, on constate un phénomène de "lignée". Le fils ainé a le même prénom que son père.
Le père de mon beau père était le 3ème Jean-baptiste. Puis en remontant plus loin dans le temps, on constate que le phénomène s'amplifie.
J'ai au moins 3 ou 4 cas où le père et le fils ont le même prénom. Je ne sais pas la cause de l'arrêt d'une "lignée" : des prénoms qui changent de mode? Un fils ainé que je n'ai pas encore trouvé ? Un traumatisme du fils d'avoir toujours été l'ombre de son père, l'éternel "fils"?

Des prénoms à la mode

Lorsqu'on recense les prénoms que ce soit de nouveaux nés, de mariés, de témoins ou déclarant, on peut évaluer les prénoms qui étaient à la mode en fonction de régions et même de secteurs !
Oui, car même les secteurs influent. Ainsi, pour les secteurs alsaciens de mon épouse et de moi même, distants de 30 à 40km environs, on constate que les prénoms courants ne sont pas les mêmes.
Ainsi, rapidement, dans la période 1800-1850, dans le secteur d'Haguenau, on a le plus souvent les prénoms Geoffroy, Jacques, Elisabeth.
Dans le secteur de Truchtersheim (Kochersberg), on a plus de George, Joseph, Marie, Marie Anne.
Et dans ce que j'ai pour la Charente, je suis surtout tombé sur des Mathurin, René, Marie.
Ceci n'est qu'un évaluation visuelle, n'ayant pas eu le temps de faire le décompte.

Statistiques générales

Dans l'ensemble de ma base actuelle, les prénoms les plus courants sont :
  • Marie (13%!)
  • Jean (5%)
  • Catherine (5%)
  • François (4%)
  • Joseph (4%)
  • Jacques (4%)
Voilà une analyse rapide des prénoms. Je ne sais pas si vous aussi vous n'avez pas retrouvé le votre parmi vos ancêtres?

vendredi 5 avril 2013

E comme efforts, énergie, endurance

Ce billet m'a été suggéré par mon épouse. Il est vrai qu'il en faut des efforts, notamment de sa part pour "subir" ma passion ;-)
Je continue dans la lignée des conseils ou vérités pour débuter.

Effort

Il en faut de l'effort pour chercher. Celà concerne la recherche de documents.
Retrouver où ceux-ci se cachent, retrouver les personnes qui sont en possession de documents intéressants (certains d'entre vous me diront que tout est intéressant ;-) ).
Mais aussi l'effort de lecture et de compréhension des documents que l'on déniche. Lecture, qui peut être rendue difficile à cause de l'écriture, de la langue ou du vocabulaire oublié. Et la compréhension, qui nécessite bien souvent une connaissance aigüe du contexte.

Energie

Il en faut pour convaincre de notre démarche, la justifier. Mais aussi amener les gens à parler, à raconter, à ouvrir leur vieilles caisses pleines de photos. A parcourir les régions (chose que je n'ai pas encore eu à faire).
De l'énergie aussi pour défendre la généalogie, veiller à ce qu'elle ne soit pas mise en danger.

Endurance

De l'endurance. C'est l'effort et l'énergie dans la durée. Mais c'est aussi, ne pas baisser les bras, savoir tout reprendre de zéro quand il le faut, savoir se remettre en question. Et surtout, savoir laisser reposer pour mieux reprendre. Il est utile de prendre du recul, mais il faut savoir se replonger aussi !

Emotion

Enfin, l'émotion - mot que je n'ai, sciemment, pas mentionné dans le titre pour faire un peu de suspens... -. L'émotion de découvrir par hasard, une perle, un trésor de document, une information qu'on s'est acharnée à trouver, à déchiffrer. Quand tout se démèle, quand tout se structure dans notre esprit, tout se révèle à nos yeux.

A demain sans faute!